La fabrication des éléments de la boîte à musique

Fabrication des éléments composant la boîte à musique

La boîte à musique est composée de plusieurs éléments qui reliés bout à bout, permettent de produire une mélodie. Ils sont pour chacun le fruit d'un savoir-faire et une fabrication particulière.
Découvrez comment sont fabriquées les pièces qui composent la boîte à musique.

Une vibration à l'origine de la musique

Le diapason est la base des éléments musicaux. Celui-ci n'est autre qu’une lame vibrante suite à un choc, pour produire un son. Les vibrations obtenues sont plus ou moins rapides en fonction de la longueur de la lame. C'est cette vitesse de vibrations qui fera que les sons seront plus ou moins aigus.

Diapason

C'est avec ce même principe que fonctionnent les boîtes à musique. Le peigne ou clavier est l'élément sonore, composé de plusieurs lames élastiques. Un clavier contient plusieurs lames, qui correspondent chacune à une notre de musique. Celles-ci sont mises en vibration par des goupilles en acier implantées sur un cylindre en laiton qui une fois en rotation produit mélodie. Ce cylindre peut être actionné par un ressort ou directement une manivelle.

La fabrication du clavier

Le clavier est fabriqué à partir d'une bande en acier spécial de haute qualité. Cette bande sera découpée précisément puis fendue et ébavurée, avant d'être accordée. Cette dernière phase est la plus importante.
Viennent ensuite se greffer sous le clavier, des masses en plomb pour aggraver les notes les plus basses.

L'accordage était autrefois fait à la main. Munis d'une lime, les accordeurs utilisaient un diapason chromatique pour produire chaque note avec précision. A l'heure actuelle, ce sont des machines à commande électronique qui contrôlent les fréquences du clavier.
Pour faire varier le ton à la baisse, il faut meuler la lame à la base. Pour hausser le ton, il faut limer le bout de celle-ci.

 

détail des éléments

La fabrication du cylindre

Le cylindre est usiné dans un tube en laiton. Sa longueur est proportionnelle au nombre de lames du peigne.

Le goupillage consiste a placer de petites pointes dans des trous pré-marqués. Ce travail était au début du siècle passé, exclusivement féminin. Dans les célèbres usines de Sainte- Croix, une goupilleuse qualifiée pouvait planter jusqu'à 800 goupilles a l'heure, pour une rémunération de 10 centimes.

Lorsque le cylindre est goupillé, vient ensuite le gommage. On injecte de la résine à l’intérieur pour maintenir les goupilles et augmenter l'inertie et la sonorité.
Le cylindre est par la suite, bouché aux deux extrémités et traversé par un axe.
Les goupilles subissent un frisage, qui consiste à les raboter toutes à la même longueur.

La dernière étape est le plumage qui permet d'amortir la vibration des lames à l'aide d'étouffoirs. C'est le même principe que sur le piano lorsqu'on actionne la pédale. Si les étouffoirs étaient autrefois fabriqués avec des plumes de poules, ils sont maintenant conçus en plastique.

L'assemblage de la boîte à musique

Une fois que le clavier et le cylindre sont réglés, ils sont assemblés sur une platine. Si le système est manuel, c'est une simple manivelle reliée à un engrenage qui actionnera le cylindre. Si le système est automatique, celui-ci sera actionné par un ressort dont le tempo de la mélodie sera défini par un régulateur de vitesse.
Pour finir, l'ensemble des éléments prendront place dans une boîte afin d'offrir une bonne résonance. Celle-ci est généralement en bois ou en agglomère et peux être gravée ou recouverte de marqueterie.